mercredi 27 mai 2009

Entrepôt de Sankyo

Pour terminer cette journée de samedi 16 mai, nous sommes allés, toujours à Sakata, voir l'entrepôt de Sankyo. Et pour une fois, j'ai pu prendre des photos, puisque nous sommes seulement restés à l'extérieur des bâtiments.




Cet entrepôt avait été construit en 1893 pour stocker du riz, et est encore aujourd'hui utilisé pour l'agriculture. Il est composé de douze bâtiments disposés côte à côte le long de la rivière Niidagawa bordée d'arbres keyaki (des Zelkova japonais), arbres assez proches des ormes. Les murs de chacun des bâtiments sont faits de terre, et les toits comportent deux niveaux pour se protéger de l'humidité ; les arbres, quant à eux, procurent de l'ombre et une protection contre le vent.



Parmi les douze bâtiments, l'un d'entre eux sert aujourd'hui de centre de production de riz pour la région de Shonai, et un autre est utilisé uniquement pour le tourisme, l'entrepôt étant devenu le symbole de Sakata en tant que producteur de riz.

samedi 23 mai 2009

Somaro

Suite de ma journée de samedi dernier...
Après avoir déjeuné, nous nous sommes rendus dans la ville de Sakata pour visiter Somaro, un restaurant transformé en maison de thé. Malheureusement, tout comme dans la salle de la momie à Dainichibo, les photos étaient interdites à l'intérieur du bâtiment... Mais comme un post sans photos, c'est triste, je vous en présenterai quand-même, mais de qualité plutôt médiocre puisqu'il s'agira de photos de la brochure distribuée à l'entrée.



Somaro
, anciennement appelé Soma-ya mais renommé et restauré à l'occasion de sa ré-ouverture en l'an 2000 était le restaurant le plus célèbre de Sakata, et son histoire remonte à 200 ans. A l'époque, le port de Sakata était un port de commerce important, et les alentours du restaurant étaient donc constitués principalement de magasins. En 1893, Soma-ya devenut célèbre à travers tout le Japon à cause de l'affaire Soma-ya jiken, une fête du nouvel an pendant laquelle des personnes influentes de la région furent accusées de s'être déguisées en l'enpereur et autres membres du gouvernement.
Suite à un tremblement de terre, le bâtiment s'effondra avant d'être reconstruit en 1895, et le restaurant avait alors la réputation d'être le meilleur de Shonai.
Le déclin du restaurant débuta après la seconde guerre mondiale, et il fut finalement fermé en 1995, pour ne réouvrir qu'en 2000, avec l'intention d'en faire l'un des symboles touristiques de Sakata.

A l'intérieur du bâtiment, il s'agissait d'un vrai labyrinthe : un ensemble de couloirs desservait de nombreuses petites pièces. Pour chacune d'entre elles, le sol était constitué de tatamis, et les cloisons étaient ces si fameuses cloisons japonaises faites de papier. Le plafond (bien souvent plutôt bas) était également intéressant, car parfois fait à partir de lamelles de bois tressées... Enfin, depuis presque toutes les salles, on pouvait admirer une magnifique vue sur un petit jardin japonais, très apaisante.

Dans l'une des salles, étaient également disposées différentes poupées. Celles-ci sont présentées à l'occasion de la fête des poupées (Hina Matsuri), pour célébrer la naissance des petites filles et leur souhaiter bonheur.Sur cette photo, on peut voir お内裏さま (O-Dairi-sama, l'empereur) et お雛さま (O-Hina-sama, l'impératrice) ainsi que 3 dames de la cour. Traditionnellement, on trouvera toujours sur le premier niveau l'empereur et l'impératrice, puis sur le second niveau 3 dames de cour portant des flacons de saké. Viennent ensuite sur le troisième niveau 4 musiciens et un chanteur, et sur les niveaux inférieurs divers personnages.

Au cours de notre visite, nous avons commencé à entendre de la musique traditionnelle japonaise. Ce n'est qu'après avoir monté quelques marches que nous en avons trouvé l'origine. Dans une salle (dans laquelle nous ne pouvions bien évidemment pas entrer), des Maiko (des apprenties Geisha) étaient en train de travailler la danse. Ces Maiko, tout comme les Geisha, doivent s'habiller, se maquiller et se coiffer de manière bien spécifique tous les jours. Lorsque nous les avons vues répéter, elles portaient également chacune un éventail dans chaque main. C'était très intéressant à regarder et pour ceux qui voudraient se faire une meilleure idée de ce à quoi ça pouvait ressembler, j'ai trouvé cette vidéo sur internet.
Jusqu'aux années 1930, il y avait ainsi 150 Geisha et Maiko à Sakata. Et en 1990, une association de formation de Maiko a été créée pour enseigner aux futures Geisha la danse, le Samisen (guitare japonaise), la cérémonie du thé, ...

La visite s'est ensuite achevée par une dégustation de thé (apporté sur un plateau par une Geisha, mais sans toute la cérémonie traditionnelle) dans une salle prévue à cette effet. Et, bien que nous étions assis sur des tatamis pour goûter à ce thé, les pieds de la table étaient situés en-dessous du niveau du sol, et on avait donc l'impression d'être assis sur des chaises...
Concernant le thé, il s'agissait de Matcha. Ce thé est un thé vert japonais bien particulier ! Pour commencer, son aspect est plus celui d'une soupe (un peu mousseuse) que celui du thé que nous sommes habitués à boire, et il est d'un vert clair plutôt intense. Niveau goût, on retrouve certes le goût du thé, mais ce qui frappe le plus c'est son amertume, très prononcée. Le thé nous avait d'ailleurs était servis accompagné de quelques friandises pour faciliter son absorption. Voici une image trouvée sur internet de ce à quoi ça ressemblait :Après le thé, j'ai décider de goûter également un dessert traditionnel japonais, le ぜんざい (Zenzai), une soupe sucrée à base d'haricots rouges japonais et de boulettes de pâte de riz. Encore une fois, image trouvée sur internet (merci Wikipedia !) :

mercredi 20 mai 2009

Temple Dainichibo

Désolée d'avoir mis tant de temps avant de poster ce nouveau message, je n'ai pas été une blogueuse très assidue ces derniers temps...

Samedi dernier, j'ai joué à fond mon rôle de touriste en allant visiter pas moins de 3 lieux différents dans la journée. En fait, cette journée avait été proposée par Mio - qui nous avait déjà emmené au restaurant traditionnel (qui s'appelait "Chi-kei-ken") - parce qu'une de ses amies venait lui rendre visite, et c'était pour elle la première fois qu'elle venait à Tsuruoka. Nous avons donc commencé la journée par la visite le temple Dainichibo, situé près du mont Yudono, l'une des 3 montagnes sacrées de Dewa, et qui abrite une momie ! Le temple avait été fondé par un moine en l'an 807 et se nommait au départ Kyooyugaji, puis Ryusuiji-Kongoin. A l'époque, les femmes étaient interdites à Yudono, mais autorisées dans le temple.

La porte du temple a été construite pendant l'ère Kamakura (1185-1333), ce qui en fait la plus ancienne porte de ce type de la région :

A l'intérieur de la porte se dressent des statues, gardiennes du temple. A gauche du temple, le gardien renferme le vent dans son sac, tandis que celui de droite est associé au sable. Deux autres statues (que je n'ai pas prises en photo) servent également de gardiens. Il s'agit de A-Un. L'une des deux statues (A) a la bouche ouverte, tandis que l'autre (Un, prononcer "oune") a la bouche fermée. D'après le Petit Futé, les deux personnages représentent la vie. "A" est en effet le premier son qu'un bébé va dire à la naissance en ouvrant la bouche, tandis que "Un" est le dernier son émis par un mourant dans son dernier souffle. Ceci dit, d'après ce que les 2 japonaises qui nous accompagnaient nous ont expliqué, il s'agit d'une sorte de communication mystique : le premier ouvre la bouche en disant "A", et exprime ainsi une pensée ; après quoi l'autre répond "Un", pour signifier qu'il a compris.
Sur la porte étaient également accrochées beaucoup de chaussures, laissées là par les pèlerins venus se recueillir dans le temple. Et sur ces chaussures étaient disposés, voire noués de petits papiers, sur lesquels est écrit le sort réservé au croyant. Si celui-ci est mauvais, pour ne pas ramener le mauvais œil chez soi, on noue le papier en l'accrochant dans l'enceinte du temple (j'en ai d'ailleurs vu d'autres accrochés à des branches d'arbre).

Une fois la porte franchie, nous arrivons devant un long chemin rectiligne menant à une flopée de marche permettant d'accéder au temple. En haut des marches, une petite fontaine d'eau sacrée coule, et avant de rentrer dans le temple, nous devons arroser nos mains de cette eau : une fois la main gauche, une fois la main droite, puis de nouveau une fois la main gauche...
Nous sommes ensuite entrés dans le temple lui-même. Nous avons été invités à nous asseoir sur les tatamis, en face d'un autel, et un moine a allumé des bougies et priés dans la partie "autel" (probablement pour nous). C'était relativement impressionnant comme ambiance. En effet, le moine récitait des prières en chantant (ça faisait très incantations), et frappait également régulièrement sur un gong. Puis, une fois la prière terminée, il est sorti de la partie autel avec un grand bâton au bout duquel était disposé de longs et larges morceaux de papier. Ça ressemblait en gros à une serpillère géante. Puis il a touché la tête de chacun d'entre nous avec cet objet, pour chasser toute mauvaise chose de nous.
Un second moine, plus âgé est alors arrivé, s'est assis et nous a raconté l'origine du temple. Il avait l'air passionné par ce qu'il racontait (mieux qu'un prof d'hisoire !). Mais, évidemment, il parlait en japonais, donc je ne comprenais absolument rien de ce qu'il racontait...Heuresement que 2 japonaises nous accompagnaient pour servir de traductrices !
Le moine nous a ensuite demandé de joindre les mains en les claquant pour prier.

Après tout ça, il nous a menés dans une seconde salle, dans laquelle trônait la fameuse momie. Il s'agissait de la momie de Daijuku Bosatsu Shinnyokai Shonin, et une nouvelle fois, le moine qui nous accompagnait nous a raconté son histoire. Ce moine s'était momifié lui-même pour être vivant jusqu'à l'arrivée du prochain Bouddha, et si vous aussi ça vous intéresse, je vais vous décrire la procédure à suivre pour devenir une "momie vivante". Il faut commencer par adopter un régime bien particulier : ne manger que 5 types de graines et noix pendant une longue période, en l'accompagnant bien entendu de prières et méditation assidues. Puis, vous changez votre régime pour ne consommer plus que de l'eau, du sel et de l'urushi, la sève d'un arbre habituellement utilisée pour laquer les meubles, mais qui s'avère être une bonne protection pour vos organes internes. Enfin, la dernière étape est de vous enterrer dans un grand trou, avec une simple paille en bambou pour respirer. Vous n'avez alors plus qu'à attendre de mourir, et le tour est joué ! Daijuku Bosatsu Shinnyokai Shonin s'est ainsi enterré en 1783, et figurez-vous que le fondateur du temple, qui avait lui aussi suivi la même voie, est pour sa part toujours dans le sol !
Malheureusement, dans cette salle, les photos étaient interdites, mais pour que vous puissiez vous figurer à quoi ressemble une momie japonaise, je vous ai quand-même trouvé une photo sur internet :

Comme vous pouvez le constater, la peau de cette momie est blanche, contrairement à celle des momies égyptiennes, noire. Et le moine qui nous apprenait la vie de la momie nous a même dit que lorsqu'il avait changé ses vêtements, il y a quelques années, il avait remarqué que sa peau était, chose surprenante, douce (à ce propos, les vêtements sont changés tous les 6 ans, et justement ça tombe cette année !)... Dans tout le japon, il existe une vingtaine de momies, mais celle-ci est toute particulière, puisque c'est la seule dont on n'ait pas retiré les organes internes !
Une fois toutes les explications terminées, le moine nous a invité à frapper un genre de gong (un "bol" métallique posé devant la momie) à trois reprises avant de prier.

Nous sommes ensuite sortis de la salle, pour passer devant un certain nombre de statues de b
Bouddha mais également de divinités Hindoues, et Kalesh (qui est indien) nous accompagnant, nous avons pu avoir encore d'autres explications...

Enfin, nous sommes retournés dans la première salle, où nous avons accroché chacun une pièce trouée (donc une pièce de 50 ou 5 ¥) à une longue bande de tissus tendue dans la pièce, afin de rester en connexion avec le temple. Et pour finir, nous avons chacun tiré (pour 100¥), un petit papier qui nous a donné un genre d'horoscope... Il s'agit en réalité de 2 petits papiers, l'un décrivant le dieu qui nous correspond (accompagné d'ailleurs d'une petite représentation dorée du dieu eu question), et l'autre, qui nous donne des informations sur comment nous conduire dans notre vie. Pour ma part, mon "dieu" n'en était pas vraiment un, mais étant considéré comme tel, il l'est finalement devenu. Et mon "horoscope" était chanceux (au 3ème échelon sur 5 me semble-t-il), et voici ce dont je me rappelle (oui parce que comme c'est tout écrit en japonais, j'ai beau le relire autant de fois que je veux, ça n'aide pas ma mémoire...) : concernant la santé, il faut que j'aille chez le médecin dès que je suis malade, ou alors ça pourrait devenir grave. Et concernant les études, je me surestime. Voilà, vous savez à présent tout de moi !

Enfin, après toutes ces péripéties, nous sommes sortis du temple frigorifiés (je crois qu'aucun d'entre nous ne pouvait encore sentir ses orteils), et nous nous sommes dirigés vers un arbre sacré situé non loin de là. Il s'agit d'un cèdre de 1800 ans, très imposant de part sa taille, sa circonférence et ses branches (beaucoup d'entre elles on la taille d'un tronc d'arbre et certaines ont des formes improbables). Cet arbre, nommé "l'autel impérial du cèdre" a été planté sur la tombe du prince Mimurowake, qui est à l'origine du nom des 3 monts sacrés de Dewa. En effet, la légende veut que des centaines d'aigles, recherchés afin de fabriquer arcs et flèches à partir de leurs plumes vivaient dans la montagne. Un jour, un villageois a couvert toute la montagne d'un immense filet, puis a présenté les aigles ainsi capturés à la cour impériale. Reconnaissant, l'empereur a appelé la région Dewa, ce qui signifie littéralement "là d'où viennent les plumes". La montagne a sur le même principe été nommée Takajo, désignant la compétence pour attraper les aigles, et enfin, les terres sur lesquelles se tient le temple ont été appelées Oami, qui veut dire "grand filet", le filet ayant été disposé à cet endroit.

Voilà pour la matinée de samedi dernier. Mais ce message étant déjà assez conséquent, je crois que je ne vais pas poster tout de suite la suite de mon week-end...

dimanche 10 mai 2009

Week-end japonais

Hier soir, je suis allée (de nouveau) dans un Karaoke. Et de nouveau nous n'étions qu'entre étrangers, mais comme l'un d'entre eux (le français d'ailleurs) sait parler japonais, on a quand-même eu droit à un certain nombre de chansons nippones. C'est assez frustrant de ne pouvoir ni comprendre ce qu'elles racontent, ni lire les paroles (la plupart du temps, même si les Kanjis sont traduits en hiragana, ça va un peu trop vite pour moi...) ! Le Karaoke ou nous étions s'appelait まねきねこ (Maneki neko, vous savez, ces petits chats qui lèvent la patte pour attirer du monde ou de l'argent -selon la patte levée- dans les magasins), et ressemblait à ceci :
Pendant la soirée, puisqu'une boisson était comprise dans le tarif, j'ai goûté à l'Umeshu. Et Sébastien a raison, c'est vraiment super bon !!!


Pour continuer mon week-end à la japonaise, je suis allée manger ce midi dans un restaurant traditionnel japonais. C'était vraiment très agréable ! Au niveau du cadre, pour commencer, il y avait plein d'arbustes en fleurs un peu partout, un petit étang avec carpes et poissons rouges juste devant le restaurant, et l'ambiance était très "zen". Ensuite, l'intérieur du restaurant était lui aussi typiquement japonais. Assis sur des tatamis, nous nous sommes vus servir plein de plats différents (dont je n'ai pas retenus les noms, et souvent pas compris la composition, d'ailleurs) à l'allure parfois étrange mais toujours délicieux (おいしい !).
Au centre de la table, des braises ont été disposées pour faire cuire une spécialité de Yamagata, qui se compose, si j'ai bien compris, de riz et Miso entouré d'un légume.

samedi 9 mai 2009

Golden Week

Cette semaine c'était la Golden Week !!!! Pour ceux qui ne sauraient pas ce que ce c'est, petite explication : "La Golden Week (Semaine Dorée) est en fait une combinaison de plusieurs fêtes nationales célébrées au cours de la dernière semaine d'avril et de la première semaine de mai. Elle est composée du Shôwa no hi [je vous avais déjà parlé de celui-ci...], du Kenpô Kinebi (jour de la constitution, fêtant l'adoption de la constitution d'après-guerre du Japon le 3 mai 1974), du Midori no hi (le jour vert ou le jour de la nature, le 4 mai), et du Kodomo no hi (le jour des enfants célébré le 5 mai et qui est habituellement associé aux garçons, contrairement au Hina matsuri qui est plutôt destiné aux jeunes filles)." Et voilà, grâce à cette semaine, j'ai eu droit à de petites vacances du 3 au 5 mai...

Pendant toute cette semaine, les japonais en profitent pour bouger un peu, aller voir leur famille,... Et dimanche, j'ai donc été conviée à aller faire du canoë avec tout un groupe de japonais sur un petit lac pas très loin de Sakata me semble-t-il (ça devait être à quelque chose comme 30 min en voiture). Et une fois arrivés, on a rencontré un Québécois (qui est prof à Keio) et sa femme, que le groupe connaissait bien.

Lundi, direction la plage, à Yunohama ! Comme nous sommes arrivés un petit peu tard (vers 17h30), il ne fesait plus vraiment très jour, mais l'avantage, c'est que du coup on est arrivés juste à temps pour voir un magnifique coucher de soleil...

Puis mardi, puisque c'était le Kodomo no hi, je me suis baladée un peu dans la ville, histoire de voir les Koinobori (des carpes en tissus) que l'on accroche un peu partout à cette occasion. Selon Wikipedia, cette coutume viendrait d'un vieux conte chinois. Après en avoir discuté avec des japonais, j'ai appris que le plus gros poisson représentait le papa, la taille inférieure correspond à la maman, et les plus petits, les enfants ! Et s'il s'agit de carpes, c'est parce qu'on souhaite de la force aux enfants. En effet, les carpes sont considérés comme très élégantes et contrairement à beacoup d'autres poissons, les Japonais ne les mangent pas, mais (un peu comme pour les fleurs de cerisiers) ils aiment les contempler. Toujours est-il que finalement, après m'être baladée un peu, je n'ai pas vu beaucoup de ces drapeaux, et même certains d'entre eux que j'avais repérés quelques jours auparavant avaient déjà été décrochés.

Enfin, mercredi, dernier jour de la Golden Week, un pique-nique au bord d'une rivière avait été prévu, mais il y avait finalement beaucoup de vent, et nous sommes restés juste le temps de manger, pas plus !

samedi 2 mai 2009

Okonomiyaki

L'autre jour, j'ai mangé un Okonomiyaki, plat japonais que je ne connaissais absolument pas avant de venir ici et que j'ai donc décidé de faire découvrir. L'okonomiyaki qu'est-ce que c'est ? C'est un "une sorte de crêpe, d’omelette ou de pizza typiquement japonaise", dixit Wikipedia. Il en existe plusieurs types, et personnellement, j'ai goûté à celui d'Hiroshima. De toute façon, on m'a dit que la différence entre différents types d'Okonomiyaki n'était pas flagrante, et que pour la remarquer il fallait en avoir mangé suffisamment souvent...

La fabrication de ce plat s'est faite juste sous mes yeux, sur une plaque chauffante devant laquelle j'étais assise. Le cuisinier a commencé par prendre de la pâte qui ressemble grandement à de la pâte à crêpe et l'a étalée en une petite galette sur la plaque. A côté sont disposées des nouilles, qui une fois prêtes seront ajoutées au reste du plat. Puis, par-dessus la petite crêpe, on place du choux chinois coupé en lamelles ainsi que d'autres légumes tels que du soja. Sur cette photo (floue, désolée), vous pouvez voir la crêpe et le chou (le plus gros tas) d'un côté, et les nouilles de l'autre.


Ensuite, après avoir éventuellement ajouté des ingrédients sur les nouilles ainsi qu'un peu de sauce Okonomi, l'ensemble chou+crêpe est retourné puis placé au-dessus des nouilles. Sur la photo, ce sont si je ne me trompe pas des galettes de riz qui sont sur les nouilles.


Enfin, un œuf brouillé est mis à cuire sur la plaque (sur la photo, le cuisinier y ajoute du fromage, mon Okonomiyaki étant à la tomate et au fromage)



Puis la première partie de l'Okonomiyaki (crêpe+chou+nouilles) est placé sur l'œuf encore en train de cuire. Le tout est enfin retourné sur la plaque avant d'y ajouter quelques oignons ainsi que de la sauce Okonomi et de le couper en quarts. Au final, voici à quoi cela ressemble :



Bon appétit !

A la découverte de Tsuruoka

Mercredi, jour férié ! J'en ai donc profité pour aller faire un petit tour dans Tsuruoka, histoire de repérer où se trouvent le supermarché, poste et convinient store les plus proche. Sur le chemin j'ai vu à plusieurs reprises des distributeurs de boisson, que l'on croise un peu à tous les coins de rue au Japon. Et tout comme dans les vitrines des restaurants, où l'on peut voir des répliques en plastique très réalistes des plats qui nous seront servis, on peut voir ici des demi-bouteillesou canettes , histoire de savoir ce que l'on est sur le point d'acheter...De plus, contrairement aux distributeurs français, ceux-là vous servent aussi bien des boissons froides que chaudes.

Je suis également passée devant un plan tout mignon de la ville (je ne sais pas si c'est flagrant sur la photo, mais chaque bâtiment important de la ville est représenté sur le plan par un joli petit dessin !)

Dans certaines rues (probablement à cause de la fête nationale : on fête le jour de naissance de l'empereur Shôwa, nom posthume de l'empereur Hirohito), des drapeaux japonais sont présents.

Enfin, je suis arrivée au supermarché, qui se trouve dans une petite rue commerçante (mais ce n'est quand-même pas la rue Sainte-Catherine) dans laquelle de la musique est diffusée via hauts-parleurs.