samedi 23 mai 2009

Somaro

Suite de ma journée de samedi dernier...
Après avoir déjeuné, nous nous sommes rendus dans la ville de Sakata pour visiter Somaro, un restaurant transformé en maison de thé. Malheureusement, tout comme dans la salle de la momie à Dainichibo, les photos étaient interdites à l'intérieur du bâtiment... Mais comme un post sans photos, c'est triste, je vous en présenterai quand-même, mais de qualité plutôt médiocre puisqu'il s'agira de photos de la brochure distribuée à l'entrée.



Somaro
, anciennement appelé Soma-ya mais renommé et restauré à l'occasion de sa ré-ouverture en l'an 2000 était le restaurant le plus célèbre de Sakata, et son histoire remonte à 200 ans. A l'époque, le port de Sakata était un port de commerce important, et les alentours du restaurant étaient donc constitués principalement de magasins. En 1893, Soma-ya devenut célèbre à travers tout le Japon à cause de l'affaire Soma-ya jiken, une fête du nouvel an pendant laquelle des personnes influentes de la région furent accusées de s'être déguisées en l'enpereur et autres membres du gouvernement.
Suite à un tremblement de terre, le bâtiment s'effondra avant d'être reconstruit en 1895, et le restaurant avait alors la réputation d'être le meilleur de Shonai.
Le déclin du restaurant débuta après la seconde guerre mondiale, et il fut finalement fermé en 1995, pour ne réouvrir qu'en 2000, avec l'intention d'en faire l'un des symboles touristiques de Sakata.

A l'intérieur du bâtiment, il s'agissait d'un vrai labyrinthe : un ensemble de couloirs desservait de nombreuses petites pièces. Pour chacune d'entre elles, le sol était constitué de tatamis, et les cloisons étaient ces si fameuses cloisons japonaises faites de papier. Le plafond (bien souvent plutôt bas) était également intéressant, car parfois fait à partir de lamelles de bois tressées... Enfin, depuis presque toutes les salles, on pouvait admirer une magnifique vue sur un petit jardin japonais, très apaisante.

Dans l'une des salles, étaient également disposées différentes poupées. Celles-ci sont présentées à l'occasion de la fête des poupées (Hina Matsuri), pour célébrer la naissance des petites filles et leur souhaiter bonheur.Sur cette photo, on peut voir お内裏さま (O-Dairi-sama, l'empereur) et お雛さま (O-Hina-sama, l'impératrice) ainsi que 3 dames de la cour. Traditionnellement, on trouvera toujours sur le premier niveau l'empereur et l'impératrice, puis sur le second niveau 3 dames de cour portant des flacons de saké. Viennent ensuite sur le troisième niveau 4 musiciens et un chanteur, et sur les niveaux inférieurs divers personnages.

Au cours de notre visite, nous avons commencé à entendre de la musique traditionnelle japonaise. Ce n'est qu'après avoir monté quelques marches que nous en avons trouvé l'origine. Dans une salle (dans laquelle nous ne pouvions bien évidemment pas entrer), des Maiko (des apprenties Geisha) étaient en train de travailler la danse. Ces Maiko, tout comme les Geisha, doivent s'habiller, se maquiller et se coiffer de manière bien spécifique tous les jours. Lorsque nous les avons vues répéter, elles portaient également chacune un éventail dans chaque main. C'était très intéressant à regarder et pour ceux qui voudraient se faire une meilleure idée de ce à quoi ça pouvait ressembler, j'ai trouvé cette vidéo sur internet.
Jusqu'aux années 1930, il y avait ainsi 150 Geisha et Maiko à Sakata. Et en 1990, une association de formation de Maiko a été créée pour enseigner aux futures Geisha la danse, le Samisen (guitare japonaise), la cérémonie du thé, ...

La visite s'est ensuite achevée par une dégustation de thé (apporté sur un plateau par une Geisha, mais sans toute la cérémonie traditionnelle) dans une salle prévue à cette effet. Et, bien que nous étions assis sur des tatamis pour goûter à ce thé, les pieds de la table étaient situés en-dessous du niveau du sol, et on avait donc l'impression d'être assis sur des chaises...
Concernant le thé, il s'agissait de Matcha. Ce thé est un thé vert japonais bien particulier ! Pour commencer, son aspect est plus celui d'une soupe (un peu mousseuse) que celui du thé que nous sommes habitués à boire, et il est d'un vert clair plutôt intense. Niveau goût, on retrouve certes le goût du thé, mais ce qui frappe le plus c'est son amertume, très prononcée. Le thé nous avait d'ailleurs était servis accompagné de quelques friandises pour faciliter son absorption. Voici une image trouvée sur internet de ce à quoi ça ressemblait :Après le thé, j'ai décider de goûter également un dessert traditionnel japonais, le ぜんざい (Zenzai), une soupe sucrée à base d'haricots rouges japonais et de boulettes de pâte de riz. Encore une fois, image trouvée sur internet (merci Wikipedia !) :

3 commentaires:

Stéfanie a dit…

Le thé Matcha c'est très à la mode en cuisine en ce moment ! J'ai déjà mangé du gâteau au thé Matcha et c'était bizarre en texture mais plutôt bon (et c'est rigolo car ça fait un gâteau tout vert) !
J'adorerais voir des geishas en vrai ! Je les trouve vraiment très très belles !
A bientôt !

StéphANEie a dit…

il parait que les Geishas et les impératrices, dans le but d'avoir un magnifique teint blanc, apportaient à leur visage un soin que je qualifirait de... particulier. En effet le must à l'époque était de se frotter le visage avec de la fiante de rossignol. mais bon ne sois pas trop snob Christelle tu peux peut-être essayer les déjections d'autres volatiles.

Unknown a dit…

ewww... Du thé vert? et moussu?
déjà que pour moi, le thé c'est que de l'eau chaude, mais alors si en plus il est amer (Pouah, le goût de la défaite)
Je goûterais certainement si j'en avais l'occasion, mais je n'en deviendrais certainement pas un ardent défenseur.
Quant aux Maiko, elles doivent s'ennuyer ferme à répéter les mêmes gestes toute la journée. Mais il est vrai que ces spectacles très codifiées ont quelque chose de reposant.

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