lundi 29 juin 2009

Takitaro Festival

Dimanche 30 mai avait lieu dans la région le Takitaro festival. Pour ce festival, qui se tenait dans la montagne, différentes activités autour du thème de la nature étaient proposées. On pouvait ainsi se mettre à l'art de la composition florale, faire du canoë, ou encore attraper des poissons à mains nues dans un bassin prévu à cet effet.

Personnellement, j'ai seulement essayé de faire cuire mon propre pain ! A un stand, on pouvait en effet acheter sa préparation à pain. Au bout d'un long bâton était enroulée un peu de pâte (qui contenait au passage un petit peu de Sake). Il suffisait ensuite de positionner la pâte au-dessus de braises et d'attendre... Enfin, il suffisait, il suffisait...C'était quand-même pas aussi facile que ça en avait l'air. Première erreur : n'étant pas très habile, j'ai évidemment fait tomber ma pâte dans le sable...Au menu, ce sera donc du pain sablé ! Ensuite, je crois que je n'ai pas réussi à comprendre la manière de s'y prendre : à quelle distance des braises se positionner ? Pendant combien de temps ? Bref, au final, j'ai mis beaucoup de temps à obtenir du pain suffisamment doré (voire noir par endroit) ; mais il était bon !

On m'avait également parlé de la possibilité de manger de la viande d'ours pendant ce festival, et j'aurais bien voulu goûter, mais on a finalement oublié !

dimanche 28 juin 2009

Crêpes party

Samedi 30 mai. Les japonais aimant visiblement bien les crêpes : ils m'ont demandé de faire une "Crêpes party". Dans l'après-midi, nous sommes donc allés faire les courses pour acheter tous les ingrédients, avec deux japonais, dont celui qui m'avait proposé de faire cette soirée. Et certaines choses étaient un peu plus difficiles à trouver qu'en France...Par exemple, niveau farine, le choix n'était pas très large (pour ne pas dire inexistant), et d'ailleurs la farine en question me paraissait différente de celle que l'on trouve en France : j'ai l'impression qu'elle était beaucoup plus fine... En tous cas il était totalement impossible de créer des grumeaux ! Enfin, le plus difficile à trouver (et pour cause : nous n'avons pas réussi à en trouver du tout !), c'était le cidre...

Une fois les achats terminés, nous sommes rentrés dans mon appartement pour faire les crêpes. Et là, surprise ! Alors que je m'attendais à ce qu'ils me demandent de faire la pâte, les deux japonais qui m'accompagnaient se sont occupés absolument de tout ! Ils avaient déjà prévu le coup en imprimant une recette à laquelle je ne pouvait évidemment rien comprendre puisqu'écrite en japonais, et je n'étais donc là que pour "superviser" (mais je crois que vous connaissez mes talents de cuisinière : je ne leur ai pas vraiment été d'une très grande aide...).

Et cela n'a pas été la seule surprise de la soirée ! En effet, des pizzas avaient été commandées au préalable, et lorsqu'elles ont fait leur apparition, j'ai été étonnée de ne pas les voir dans de banales boîtes en carton dont on a l'habitude en France, mais dans de véritables assiettes ! Après la soirée, celles-ci ont été déposées dans le hall d'entrée et si j'ai bien compris le concept, la prochaine fois que je commande des pizzas, elles seront récupérées (le livreur procèdera à un échange d'assiettes en somme...)

Tenjin Festival

Lundi 25 mai (oui je sais, ça remonte à loin !) avait lieu le Tenjin Matsuri. Pour ce festival, le concept est que les enfants de toutes les écoles défilent dans la rue. J'ai commencé par me rendre le matin dans le parc et ses alentours, attirée par la musique que l'on pouvait y entendre. De nombreux stands (qui vendaient pour la très grande majorité de la nourriture) étaient disposés un peu partout. Et il valait mieux ne pas avoir trop faim, parce que de nombreuses odeurs venaient vous chatouiller les narines.


Puisqu'il ne s'agissait pas d'un jour férié, je suis ensuite allée travailler un peu pour revenir vers 15-16h, afin de voir l'arrivée de la parade. En réalité, les enfants qui défilaient avaient commencé bien avant cela ! Ils étaient en effet partis (je ne saurais pas dire à quelle heure) d'un bout le ville, à partir duquel ils se sont régulièrement arrétés pour danser. Et bien que le parc était leur point d'arrivée, soit la dixième fois qu'ils répétaient la même danse, j'ai été étonnée de voir que les enfants avaient encore l'air plutôt en forme, voire pour certains souriants !


Mais qui sont ces drôles de personnages ? Défilent-ils eux aussi ?
Non ! Ces personnes tout habillées de rose et potant un étrange chapeau sont en fait des volontaires qui se promènent avec des bouteilles de Sake et jus de fruits pour servir tout le monde dans la rue. J'ai ainsi pu (enfin !) goûter au Sake japonais :

samedi 13 juin 2009

Recette : soupe de bambou

Chose promise...chose dûe ! Je vais donc aujourd'hui vous donner la recette de soupe de bambou que j'ai testée suite au Moso festival... Voici les premières étapes, expliquées en images (si vous n'arrivez pas à lire, cliquez sur l'image, pour l'agrandir) :


Après avoir suivi toutes ces étapes, il ne vous reste plus qu'à laisser reposer hors du feu pendant une heure (c'est long une heure, お腹が空いている !), et à table !

Au final, en tant que mauvaise cuisinière qui se respecte, ma soupe n'était pas vraiment réussie : très amère et trop salée !!! Pour l'amertume, j'ai appris par la suite qu'il ne fallait en fait pas mettre le haut de la pousse, qui est particulièrement amère (mêmes si l'ensemble du bambou l'est plus ou moins). Et j'ai supposé que si la soupe était trop salée, c'était parce que j'avais eu la main lourde sur le Miso. Puisque, pour ceux qui ne le sauraient pas, le Miso est une pâte fermentée à base de soja, de riz, et...de sel marin ! Autant vous dire que son goût est très salé !

mercredi 3 juin 2009

Moso Festival

Dimanche 17 mai, je me suis rendue à Yutagawa pour le Moso Festival, ou festival du bambou. Il s'agissait en fait de récolter du bambou, mai étant la meilleure période pour cette opération. Après être arrivés, des bottes en caoutchouc , un vêtement de pluie et une paire de gants nous ont été distribués, puis des instructions nous ont été données, à l'aide d'un dessin à la craie sur le sol. J'ai essayé de reproduire ce dernier sur le schéma suivant :
Pour ramasser le bambou, il faudra donc commencer par repérer les pousses qui dépassent du sol, et qui apparaîtront noires. En creusant tout autour, du marron commencera à apparaître, puis du blanc. Ce n'est qu'une fois arrivés au niveau d'une partie comportant du rouge que nous pourront donner un coup de pioche à la base de la pousse pour la couper.

Les instructions en tête, nous nous sommes dirigés sous la pluie vers la zone de bambous. Des pioches ont été distribuées à chacun et nous avons également tous pris un sac en plastique sur lequel nous avons inscrit notre nom au marqueur pour y mettre les pousses récolées. Le terrain était très en pente, et avec la pluie, il fallait faire attention à ne pas glisser. Personnellement, j'ai trouvé que les pousses étaient assez difficiles à repérer, mais avec les l'aide des deux japonais qui m'accompagnaient, j'ai quand-même réussi à obtenir une pousse.


Une fois la récolte de bambou terminée, nous somme passés à la cueillette de plantes sauvages comestibles. Pour ce faire, nous sommes montés à l'arrière d'une petite camionnette (qui avait un plateau à l'arrière, et non une cabine) qui nous a emmené dans une autre zone, située un peu plus haut. La camionnette roulait volontairement un peu vite à travers les petits chemins qui zigzaguaient sur les flancs de la montagne, ce qui nous a tous bien amusé...
Voici les plantes que nous devions ramasser :
Pour le Mizu, il était un peu difficile de le ramasser à la main, et 2-3 cutters ont donc été prêtés. N'ayant pas eu un tel outil, je me suis personnellement concentrée sur l'Aiko. Enfin, après être redescendus dans la même petite camionnette, nous avons rendus pioches, bottes et gants et chacun a payé pour la pousse de bambou qu'il avait récoltée, le prix étant calculé au poids (soit 600 ¥ pour moi). Nous nous sommes alors dirigés vers un restaurant où un déjeuner spécial Moso Festival nous a été servi.
Il s'agissait uniquement de bambou et de plantes sauvages (ainsi que du riz) , et je dois avouer que dans l'ensemble, tout était plutôt amer, et j'ai eu du mal à terminer mon plateau (qui était tout de même copieux). Pendant le repas, un vieil homme est arrivé et nous as fourni plein d'explications auxquelles je n'ai pas compris un traitre mot. Mais vu la situation et les quelques photos présentes sur les documents qu'il nous lisait, j'en ai conclu qu'il s'agissait de récits historiques sur la récolte du bambou...

Concernant la soupe de bambou qui nous a été servie, une recette d'une telle soupe nous a été donnée (un japonais s'est dévoué pour me la traduire en anglais) et dans mon prochain post je vous expliquerai ma tentative (pas très réussie).

lundi 1 juin 2009

Au Bon Accueil

Il y a quelques semaines, j'étais allée dans une pâtisserie au nom français. Elle s'appelait "Au Bon Accueil", et sur la devanture de la boutique on pouvait voir écrit "Pâtissrie" (faute d'orthographe que l'on retrouvait également sur les tabliers et boîtes pour les gâteaux) et "Salon de thé". J'ai trouvé ça très amusant, puisque tout, mis à part les noms des gâteaux et le menu (bah oui, il faut bien que les japonais puissent prendre commande quand-même) était écrit en français. Au niveau de la décoration, on pouvait par exemple voir sur les murs la page d'un vieux journal encadrée, ou encore un joli plan de Paris. Et même au niveau de l'ambiance sonore, il s'agissait d'une radio française !!!

Par contre, en ce qui concerne la présentation des gâteaux, j'ai trouvé ça plutôt japonais. Les différentes parts étaient très joliement présentées et de taille plutôt petite, et je dois dire qu'elles donnaient toutes très envie ! Si vous voulez en juger par vous-même, voici ce à quoi la part de gâteau que j'ai achetée ressembait :



Pour comprendre pourquoi tout (ou presque) était écrit en français, il m'a suffit de regarder la décoration d'un peu plus près. Sur une étagère trônait, à côté de certificats de participation à des concours de pâtisserie à Tokyo, un joli diplôme obtenu dans une école française... Ceci dit, le nom mentionné était japonais, et il semblerait donc que le pâtissier soit bel et bien japonais, mais qu'il soit venu exprès en France pour y apprendre son métier...