mercredi 3 juin 2009

Moso Festival

Dimanche 17 mai, je me suis rendue à Yutagawa pour le Moso Festival, ou festival du bambou. Il s'agissait en fait de récolter du bambou, mai étant la meilleure période pour cette opération. Après être arrivés, des bottes en caoutchouc , un vêtement de pluie et une paire de gants nous ont été distribués, puis des instructions nous ont été données, à l'aide d'un dessin à la craie sur le sol. J'ai essayé de reproduire ce dernier sur le schéma suivant :
Pour ramasser le bambou, il faudra donc commencer par repérer les pousses qui dépassent du sol, et qui apparaîtront noires. En creusant tout autour, du marron commencera à apparaître, puis du blanc. Ce n'est qu'une fois arrivés au niveau d'une partie comportant du rouge que nous pourront donner un coup de pioche à la base de la pousse pour la couper.

Les instructions en tête, nous nous sommes dirigés sous la pluie vers la zone de bambous. Des pioches ont été distribuées à chacun et nous avons également tous pris un sac en plastique sur lequel nous avons inscrit notre nom au marqueur pour y mettre les pousses récolées. Le terrain était très en pente, et avec la pluie, il fallait faire attention à ne pas glisser. Personnellement, j'ai trouvé que les pousses étaient assez difficiles à repérer, mais avec les l'aide des deux japonais qui m'accompagnaient, j'ai quand-même réussi à obtenir une pousse.


Une fois la récolte de bambou terminée, nous somme passés à la cueillette de plantes sauvages comestibles. Pour ce faire, nous sommes montés à l'arrière d'une petite camionnette (qui avait un plateau à l'arrière, et non une cabine) qui nous a emmené dans une autre zone, située un peu plus haut. La camionnette roulait volontairement un peu vite à travers les petits chemins qui zigzaguaient sur les flancs de la montagne, ce qui nous a tous bien amusé...
Voici les plantes que nous devions ramasser :
Pour le Mizu, il était un peu difficile de le ramasser à la main, et 2-3 cutters ont donc été prêtés. N'ayant pas eu un tel outil, je me suis personnellement concentrée sur l'Aiko. Enfin, après être redescendus dans la même petite camionnette, nous avons rendus pioches, bottes et gants et chacun a payé pour la pousse de bambou qu'il avait récoltée, le prix étant calculé au poids (soit 600 ¥ pour moi). Nous nous sommes alors dirigés vers un restaurant où un déjeuner spécial Moso Festival nous a été servi.
Il s'agissait uniquement de bambou et de plantes sauvages (ainsi que du riz) , et je dois avouer que dans l'ensemble, tout était plutôt amer, et j'ai eu du mal à terminer mon plateau (qui était tout de même copieux). Pendant le repas, un vieil homme est arrivé et nous as fourni plein d'explications auxquelles je n'ai pas compris un traitre mot. Mais vu la situation et les quelques photos présentes sur les documents qu'il nous lisait, j'en ai conclu qu'il s'agissait de récits historiques sur la récolte du bambou...

Concernant la soupe de bambou qui nous a été servie, une recette d'une telle soupe nous a été donnée (un japonais s'est dévoué pour me la traduire en anglais) et dans mon prochain post je vous expliquerai ma tentative (pas très réussie).

3 commentaires:

Stéfanie a dit…

On voit que tu es devenue une pro d'Inkscape :P Je m'incline ! Bravo !
On dirait que tu t'es bien amusée ! C'est vraiment énorme une pousse de bambou. Tu sais combien de temps ça met pour pousser à cette taille là ?

StéphANEie a dit…

Hé ben ma p'tite dame c'est ce qu'il s'appelle tenir le ban bout!!
encore un subtil jeux de mots'ojourd'hui (Moso)...

Unknown a dit…

Tant de bambou et si peu de viande...
La vie est parfois si cruelle.
Laissons donc les stupides pandas gaspiller ces plantes inutiles, et mangeons les pandas!

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